dimanche 8 mars 2009

Les Meilleurs.

Le Top des génies sans qui la musique ne serait pas la même. Et avant tout, les personnes auxquels on ne pense pas toujours. Si vous demandez dans la rue, on vous répondra: "bah, Bach, Mozart, Les Beatles, Les Stones, quoi" sans grand enthousiasme. Ce qui est vaguement stupide quand on y pense. Non pas que l'aille nier l'influence de ces grands auteurs sur la musique, mais les plus influents ne sont, hélas pas forcéments les plus reconnus. Je met donc sur ce podium les mecs qui sont gentiment passés à la trappe.

Guido d'Arezzo est un moine bénédictin italien, né vers 990 et serait mort 17 mai 1050. Il est célèbre pour être l'auteur de notre actuel système de notation musicale. (oui, les portées, clé de sol et tout le tralala, c'est lui). Qui connaît son nom aujourd'hui? Presque personne. Pourtant, il a proposé une réponse assez satisfaisante au problème que nombreux pensaient insoluble: écrire un son. Ca a l'air con comme ça, mais finalement, sans lui, je ne sais pas où on en serait. Guido d'Arezzo, mine de rien, a permis à tous les musiciens du dimanche d'apprendre des morceaux de maître de manière (relativement) simple. Cela ne fait jamais que mille ans que son système est utilisé. Mille ans.

Les esclaves dans les champs de coton. Si y'en a qui ont joué un sacré rôle dans notre musique contemporaine, c'est bien ceux là. Je sais, je sais, au moment où le Blues est apparu comme tel, donc à la fin du XIXe siècle, ils étaient plus esclaves (quoique). Mais rien n'empêche que c'est c'est les gospels des noirs américains qui on faconné le blues, qui a fait naître, disons, 95% de notre musique actuelle... Jazz, Rock, Hard Rock, R'n'B, Country Rock, et j'en passe.

Les romantiques. (poussez vous sur le podium, là, z'êtes trop nombreux) Les romantiques, c'est les mecs qui ont désintellectualisé la musique. Ca a l'air de rien, ça non plus, mais c'est beaucoup. Je m'explique par ce que je vous sens incrédules. Le romantisme, c'est essentiellement un mouvement à la con. Le principe c'est le suivant: de voir un putain de caillou, et de chier dans son froc pendant trois cents pages sur le thème suivant:
"Ooh ce caillou me rapelle [glisser le nom de l'amour de votre vie ici], que j'ai rencontrée sur un sentier où il y avait exactement les mêmes cailloux, et elle s'est suicidée après par ce que j'ai oublié un rendez vous. Au lieu de me harceler sur mon téléphone portable elle s'est pendue [cette conne] avec le collier que je lui ai offert vu qu'elle a cru que je ne l'aimais plus".
Voilà. Si vous faites pareil, vous êtes un romantique (je pense qu'il est inutile de préciser que je suis totalement hermétique à la littérature romantique).
Mais voilà. Sans eux, on serait encore en train de se faire chier devant des opéras de Lulli qui durent trois plombes. Les romantiques, la musique qu'il aiment, c'est de la musique puissante, tellurique, qui fait vibrer les tripes.

Avant:


Après:


Rameau, c'est mignon, j'ai rien contre lui, mais... c'est un chiant, quoi. Quoi qu'il en soit, l'influence romantique est tout à fait positive. Là forcément, je caricature un peu, mais l'idée est là. La musique passe radicalement d'un plaisir intellectuel de la musique (ah, ma foi, cette viole de gambe joue fort bien) à un plaisir plus immédiat, plus physique. Et je suis persuadé qu'ils on eu une influence incroyable sur la musique qu'on écoute aujourd'hui. J'ai fait un peu long pour le romantisme, je m'arrête donc là.

Pink Floyd (la période Syd Barrett). Par ce que.

Les 3 "J": Janis, Jimi & Jim. Tous les trois auraient recu une poupée vaudou avec une épingle plantée dans le coeur , quelques mois avant leur mort. Tous les trois morts à 27 ans. C'est une histoire sufisamment belle pour que je la mette dans la liste.

Les morts pour la musique: En vrac, Syd Barrett (1946-2006), Syd Vicious(1957-1979, d'une OD), Kurt Cobain(1967-1994, suicide), John Lennon(1940-1990, assassiné), Jeff Buckley(1966-1997, noyé)... Leur mort a su forger une légende autour d'eux.

Et aujourd'hui? Je ne m'y connais guère... mais on débattra dans quelques années l'influence de Daft Punk sur la musique de 2020.

mercredi 11 février 2009

Citation

"Tu sais, la musique, même après cinq ans d'études, dix ans de boulot, le couteau entre les dents, tu gagneras toujours pas ta vie. Tu passeras tes journées au téléphone à démarcher des investisseurs, tu diras "t'es génial" aux pires connards. Si t'as envie de bosser 12h par jour pour bouffer des pâtes tous les soirs, fonce."

jeudi 5 février 2009

Oh, boy, I thought Classical music was Boring!...


Voilà!

Voilà un petit moment qu'une vidéo toute seule se balade sur le site. Je profite de ce dimanche soir, et de ces quelques loisirs pour faire le commentaire que je voulais faire depuis quelques semaines.

Si j'avais pas peur de me faire casser la gueule par Joe Strummer, je qualifierais ce morceau de premier morceau Punk de l'histoire, malheureusement je n'ai absolument aucun argument qui me permet d'étayer une telle affirmation. Pour mémoire, je vous rappelle qu'il n'est pas très facile de se concentrer avec un pistolet sexuel* sur la tempe.

En tout cas, c'est assez destroy dans le résultat.
Dans l'histoire, ce morceau (qui doit durer un bon quart d'heure, je ne vous ai mis que le final), est une oeuvre de Tchaïkovski, a pour thème la querre entre la Russie et Napoléon 1er. On comprend donc aisément l'aspect martial de l'extrait.

Cette ouverture de tchaïkovski a attiré mon attention. C'est un morceau musicalement très acessible. Comme souvent chez Tchaïkovski, c'est une musique dont l'aspect "beau voyage" est tout à fait évident. Pour ceux qui n'ont pas lu mes posts précédents, je suggère que vous vous référiez à un articles plus anciens:
Loi essentielle de l'art. D'ailleurs, je vais le recommencer cet article, passque plus ça va, moins je suis d'accord avec moi-même.
However, Tchaïkovski se fait dans cette oeuvre le vecteur d'une émotion évidente. On a envie de chopper un pain de plastic et de faire sauter l'Arche de Triomphe soi-même. Tout un programme. D'ailleurs j'aime beaucoup ce genre de musique.
Quand j'écoute du Wagner, ça me donne envie d'envahir la Pologne. C'est Woody Allen qui dit ça. Eh ben il a vu juste, Woody, vu que c'est exactement ce qu'on ressent dans ce morceau. C'est de la musique épique.

Top Des morceaux (de tous ordres)les plus épiques de la Planète:
  1. O Fortuna, de Carl Orff, In Carmina Burana.
  2. Thunderstruck, de AC/DC
  3. Aerodynamic, de Daft Punk, dans l'album Discovery.
  4. Lux Æterna, de -semble-t'il?- attribué indistictement à divers auteurs, mais il me semble que c'est de Clint Mansell
  5. Rock You Like A Hurricane, des Scorpions. Il se trouve que cette chanson a une histoire. C'est celle où j'écoute ce morceau sur mon ipod, et une fois qu'il est fini, je sors ma guitare, prêt à vous roxxer vos mères comme seul un vrai Guitar Hero sait faire. Mais en fait je suis une brêle à la guitare, résultat, ben c'est de la merde. *
  6. Une Nuit sur Le Mont Chauve, de Nikolaï Rimski Korsakov, adapté d'un morceau original de Moussorgski.
  7. Ich Will, de Rammstein. Je ne suis pas particulièrement fan de ce genre musical, mais force est de constater que, eh ben putain, ça en jette un max.
  8. Antisocial, de Trust. Dommage qu'il y ait des paroles dessus.
  9. Tombstone, des Midnight Juggernauts (le terme skybloguien le plus approprié étant "<3",>
  10. We Are The Champions, de Queen. J'ai oublié dans quel album.

Il se trouve que je me suis un petit peu éloigné du sujet, là...

Bref, ahem. La deuxième raison qui fait que ce morceau est le morceau le plus destroy de l'histoire de la musique classique, c'est qu'en fait, c'est un canon. Pas comme Pachelbel, un vrai canon, du 105mm, quoi. Et honnêtement, c'est la preuve que, quand on veut, la musique classique, c'est marrant.
(petite précision: on tire au canon... en l'air. Donc pas de morts. j'en vois des déçus.)

Quelle idée, de faire Boom Boom dans un morceau de musique*? L'usage du canon rejoint l'envie de faire un morceau, un peu rigolo. Je cite:"L'ouverture sera très explosive et tapageuse. Je l'ai écrite sans beaucoup d'amour, de sorte qu'elle n'aura probablement pas grande valeur artistique."
God Dammit. Voilà ma théorie sur l'Art qui s'effondre sous quatre coups de canon.

Ce qui nous donne l'une des plus belles scènes que je connaisse dans l'histoire du cinéma.
Faire sauter les Maisons du Parlement Londonien, quelle idée. En tout cas, ça me réconcilie avec un certain Sid Vicious.

*je vous mets au défi de retrouver les références.
**expression empruntée à un pote à moi, j'espère qu'il ne m'en voudra pas.